Vivre à l'étranger

Comment tout plaquer et partir vivre à l’étranger

19 février 2016

Envie de tout plaquer et partir vivre à l’étranger ? Travailler pour soi, voyager à son rythme, découvrir sans cesse de nouveaux pays, nouvelles cultures. Je vais vous raconter mon expérience de travailleuse nomade. J’espère que ça vous aidera à sauter le pas 😉

J’ai 26 ans, je travaille à Luxembourg dans une agence de com°. Un jour je décide de plaquer mon travail (un CDI pas trop mal payé en l’occurrence pour mon âge) pour partir vivre au Mexique …Euh … Il est vrai que, se dire ok je m’en fou, je me barre à l’autre bout du monde avec seulement 3 000 € en poche, ça peut paraître un peu risqué en cette période où il est compliqué de décrocher un CDI. Mais voilà, le globe me fait trop d’appel du pied, mon travail ne me transcende pas, le Luxembourg encore moinSS (oui parce que je viens du Sud-Ouest, et chez nous on dit moinS).

Souvent à trop réfléchir, on ne fait rien, et on passe à côté de sa vie. La devise qui guide la mienne :“Je préfère avoir des remords que des regrets”. J’imagine que vous n’êtes pas trop bêtes mais je vais quand même vous l’expliquer : Je préfère prendre des décisions risquées quitte à me casser la gueule par la suite. Car l’échec ne me fait pas peur, au contraire, ça fait avancer, et tu apprends toujours des choses au passage. Et puis ce qui compte c’est de faire quelque chose de sa vie, de la vivre, et ne pas se contenter de la regarder défiler.

Ouais bon, facile à dire, mais une fois qu’on a pris le billet d’avion, et qu’il faut partir, on se pose mille questions ; Qu’est ce que je vais faire la bas ? Comment je vais trouver du travail ? Vais-je pouvoir me lancer en free ? (Pour moi qui bosse dans le web, la possibilité de faire du free existe, mais je n’avais aucune idée des démarches à entreprendre ni des revenus que je pouvais espérer) Comment je vais rencontrer des gens ? Bref, il faut pas croire que ceux qui quittent tout pour partir à l’autre bout du monde ne se sont jamais posé de questions. 

Se lancer en Freelance

Et oui, si je veux tout plaquer et partir à l’autre bout du monde, il faut que je me bouge, et que je me lance en free. J’ai de la chance, mon métier je peux l’exercer d’où je veux 🙂 Comme beaucoup d’autres d’ailleurs ! On me parle d’un site Upwork, qui facilite la rencontre entre les freelance et les entreprises. Concept très intéressant, car il est difficile lorsque l’on ne dispose pas de réseau, de trouver des clients. De plus, le site américain, dispose d’une force de frappe mondiale. Il permet de toucher aussi bien des clients aux Etats-Unis, qu’au Canada, en Australie, et en France où le marché se développe peu à peu.

Bon alors, ne faites pas comme moi, faites les choses dans l’ordre ! Créez d’abord votre statut auto-entrepreneur, et ensuite inscrivez-vous en ligne sur le site. Lorsque vous créez votre statut d’auto-entrepreneur, choisissez « redevable de la tva » car si vous cochez  » non assujetti à la TVA », vous allez faire comme moi : GALÉRER ! En effet, entre le personnel des impôts parfois long de la détente, et les procédures, toujours plus arriérées, vous allez craquer. Le système d’Upwork impose d’entrer un numéro de TVA pour facturer les clients. Cela permet également de prouver que l’on déclare ses revenus dans les règles.

Aussi, je conseille de commencer à chercher des missions en amont, idéalement avant de quitter votre job et de tout plaquer. Encore une fois, moi j’ai attendu d’être au Mexique pour démarrer toutes les démarches, ce qui m’a valu quelques coups de stress. Le maître mot (logique me direz-vous) est l’anticipation ! Le plus dur, c’est le premier client, ensuite tout roule !

Les premiers pas en freelance

Mon premier entretien est vraiment une blague. Non mais le mec me fait passer un entretien d’embauche, j’ai envie de lui dire “calme toi on s’engage pas pour la vie”. Toutes les questions clichées y passent “Si tu devais te présenter de manière originale” et j’en passe … Il me fait me lever à 7h pour rendez-vous 8h (ah oui je dois préciser qu’il y a 7h de décalage horaire avec la France, donc chez lui il est 15h). Je passe 1h d’entretien, pour qu’à la fin il me dise qu’il ne pourrait pas me donner de budget pour la promotion de son site. Ça passe encore, je me dis “chouette du Growth hacking, en plus ça sonne cool en ce moment”. Mais après, il m’annonce gentiment que je serai payée à la commission. Donc déjà son site c’est pas un site internet, il n’a pas de budget et en plus je ne suis pas payée… COOL !

Je suis en train de réaliser qu’il est plus compliqué de trouver des missions free de qualité, que ce que l’on pense. Mais je ne désespère pas, ça ne fait que 14 jours que je suis là après-tout (je suis un tantinet impatiente). Il faut laisser le temps au temps. Plus tard je reçois un mail d’un finlandais qui vit en France, et qui souhaite que je l’aide pour créer son site, et que je m’occupe de sa stratégie SEO. Je lui envoie un petit devis, j’espère qu’il va signer car je me suis carrément prostituée !

Consécration premier client

Jour 20, bonne nouvelle au réveil : J’ai un entretien Upwork avec une entreprise de Montréal, et une des États-Unis. Pour les prises de rendez-vous, je suis complètement paumée, il faut que je calcule les heures en fonction des pays, donc forcément je me plante la première fois. Je me suis imposée un rendez-vous à 2h du mat … Les joies du freelance à l’autre bout du monde, le fuseau horaire n’a plus aucun secret pour vous ! (Ou presque).

L’entretien avec le Canadien se passe très bien, il a besoin de Facebook Ads. À la fin de l’entretien il semble convaincu, mais souhaite que je lui envoie une offre chiffrée avec des estimations de durée de campagne. À ce moment là, j’avoue que je panique un peu, cela fait 20 jours que je suis à Mexico, et pas l’ombre d’un contrat à l’horizon. Je me dis qu’il faut tout donner sur l’offre et je lui envoie donc un fichier excel on ne peut plus complet, en détaillant le prix et la durée de chaque tâche. Je lui joins une mini recommandation pour qu’il me prenne au sérieux. Le fait d’être passée en agence m’aide à avoir une méthodologie, qui impressionne d’ailleurs mon interlocuteur. Il me confie recevoir beaucoup de propositions de free par jour, et rarement qualitatives comme la mienne.

En somme, il est important de rédiger vos offres avec soin, de les détailler le plus possible. Même si on a l’impression de perdre son temps, c’est ce qui permet de faire la différence dans un monde où la concurrence est rude.

J’enchaîne en suivant avec l’américain, j’avoue être un peu stressée avant de skyper, car mon anglais n’est vraiment pas parfait. Mais je me dis après tout, j’ai rien à perdre. Je me lance et finalement l’entretien se passe très bien! Le mec est hyper sympa, il me dit que mon anglais est bon, et il est intéressé par un deuxième rendez-vous pour parler plus précisément de son projet de migration de site internet. OUUUUF.

La journée fut relativement efficace puisque j’ai enfin dégoté mes deux premiers clients !!! Ce qui, je l’avoue n’est pas une mince affaire. Sur Upwork, les entreprises ne font pas toujours confiance aux free qui n’ont jamais eu de clients. Il est donc très difficile de convaincre celui qui sera le premier. Mais voilà, maintenant j’ai réussi, j’espère que je trouverai les prochains plus facilement!

Tips : Pour faciliter l’acquisition du premier client, passer les tests proposés par Upwork. Cela permet d’être crédible auprès des clients, et de faire valoir son expertise. De nombreux tests vous permettent de valider des compétences allant de la maîtrise des logiciels de la suite Adobe, aux techniques SEO, ou encore à la maîtrise du langage XML.

La routine d’un freelance

Souvent on se demande quel est le rythme de vie d’un free qui a tout plaqué pour partir vivre à l’étranger. Bah, je vous dirais qu’on y prend goût ! Ma vie est maintenant rythmée par des Skypes avec des gens du monde entier, des cafés au Starbucks (Ma deuxième maison, quand j’arrive, on me dit « Hola Alexia, un cappuccino, alto, con leche entera ? « ).

tout plaquer et partir

Ma routine 😉

Il m’arrive de me lever à 5h45 pour assurer mes rendez-vous avec un client français. Fort charmant, mais jamais dispo les après-midis, ce qui veut dire pas de grasse matinée pour moi. Me voilà donc souvent fraîche comme une fleur à entamer des Skypes à 6h30 du mat, sur mon lit, sans café, sans petit-déjeuner, essayant de pas trop paraître fatiguée, et surtout en essayant de ne pas réveiller les colocs.

Il faut bien qu’il y ait des inconvénients à travailler pour des clients du monde entier, tu te plantes dans les heures de rendez-vous, tu skypes dans un café à Mexico avec tes clients (pendant que des mecs jouent de la guitare à côté pour gagner 10 pesos), tu te plantes dans les langues, car tu es au Mexique où tu parles espagnol, ta langue est le français, et tu bosses en anglais (enfin t’essayes).

Le côté sympa de cette situation, c’est que tu voyages quand bon te semble. Je peux bosser s’il faut tous les soirs jusqu’à 22h, mais si j’ai envie de me faire un roadtrip d’une semaine en suivant, je le fais. Avoir la liberté de choisir ses horaires de travail, de voyager à sa guise. Cela permet de se challenger également professionnellement, de se faire un réseau. Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout mon choix, et si je devais recommencer, je ferais la même chose ! Alors, ceux qui ont encore des doutes lancez-vous ! Tout plaquer et partir vivre à l’étranger est à la portée de tous. Vous allez avoir des doutes, des moments d’angoisse, mais l’expérience sera géniale !

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8 Comments

  • Reply Podz 19 février 2016 at 11 h 34 min

    Félicitations pour tout ça Speedy Gonzalex!

    Je suis vraiment heureux pour toi de voir que tous ces choix fonctionnent et que ça sourit enfin!
    Mais bon, les moments de galère par lesquels tu es passée te permettent d’apprécier encore plus les moments d’aujourd’hui, c’est comme ça qu’il faut le voir!
    Profite bien alors et on essaie de se voir au Guatemala en avril 😀

    Bises

  • Reply Alex 3 mars 2016 at 2 h 19 min

    AAAAAh mon Gauthier !! trop plaisir ton commentaire !! 🙂
    Ah ça oui, les galères font parties de l’aventure, sinon c’est pas drôle !
    Speedy Gonzalex, j’ai l’impression que ça va rester 😉
    Bises Podz, on se voit au Guatemala.

  • Reply Arthur 3 mars 2016 at 18 h 45 min

    Super idée ce blog !

    • Reply Alex 8 mars 2016 at 0 h 46 min

      Merci 🙂
      Je compte donner plus de tips pour vivre à l’étranger, passer des entretiens d’embauche…
      J’espère que ça aidera des personnes !

  • Reply Randal Baatz 13 mars 2016 at 7 h 43 min

    Bonjour tous le monde .et mi qui voulais tous laisser et partir aux usa ,la vie n’est plus pareille partout .moi j’ai 38ans et avec 2enfants !!!alors dites moi franchement s’il vous plait ,est ce que ça vaut la peine d’y aller ou pas ????

    • Reply Alex 14 mars 2016 at 21 h 30 min

      Bonjour Randal,
      Cela dépend du type de vacances que vous souhaitez.
      Si vous souhaitez vous reposer, profiter du soleil c’est le bon coin ! Il y a de très belles plages, je pourrai vous en faire une liste.
      Il y a également les everglades, c’est vraiment un bijou,vous pouvez y passer trois jours sans problème.
      Ce que je ne conseille pas en revanche, c’est Miami… Trop sophistiqué pour moi !
      N’hésitez pas à me poser plus de question !
      Alexia

  • Reply Jen 25 juillet 2016 at 14 h 38 min

    Bonjour Alex, j’ai lu avec beaucoup d’enthousiasme cet article 🙂
    Tout comme vous je suis en train de tenter ma chance sur Upwork afin d’être liiiibre !
    Vous disiez avoir trouvé la première mission après 20 jours…Chapeau!
    Pourrais-je savoir combien de « proposals » avez-vous du envoyer?
    Ca m’aiderait beaucoup d’avoir une idée afin de ne pas désespérer et persévérer.
    Merci!
    Bonne continuation! 😉

    • Reply admin_alex 27 juillet 2016 at 1 h 28 min

      Salut Jennifer 🙂
      Je ne me rappelle pas trop, mais je me souviens que j’ai changé de stratégie en cours de route.. Pour maximiser mes chances de réussite, je passais beaucoup plus de temps pour chaque proposal. Par exemple, je proposais des mini audit avec des actions correctives pour montrer que je m’étais vraiment pencher sur le sujet. Cela aide beaucoup, et ait très pro. Aussi je te conseille de faire des costsheets propres sur Excel, et de ne pas envoyer des devis en l’air. Les clients apprécient.
      Ensuite, le challenge est de vendre d’autres prestas à tes clients afin de les fidéliser, et éviter de prospecter plus…

      Je te souhaite beaucoup de chance et de persévérance dans ton aventure qui je n’en doute pas sera super !!! 🙂
      Alex

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